Auteur

Emile Zola

La femme, déclara Charvet, est l'égale de l'homme, et, à ce titre, elle ne doit pas le gêner dans la vie.
Ses doigts se crispaient, avec des égratignements de griffes.
Dans la cour vitrée, une équipe d'emballeurs clouaient des caisses.
T'es une bonne femme, bégayait-il. Faut que je t'embrasse. Mais il s'emberlificota dans les jupons, qui lui barraient le chemin et faillit tomber.
De là, il embrassait d'un coup d'oeil tout le pays.
Depuis trente ans, tous les Boccanera, les enfants, les femmes, et jusqu'à l'éminentissime cardinal lui-même, ne passaient que par ses mains prudentes.
Tous ses membres s'endolorissaient, il avait les muscles froissés, la peau meurtrie, comme au sortir des bras d'une amante de pierre.
Elle s'empourpra, lorsqu'elle voulut, elle aussi, envoyer son mot de tendresse au blessé.
Lui seul se souvenait de son fils, lui seul en parlait encore d'une voix tremblante et émue.
Les médailles obtenues aux comices agricoles luisaient, encadrées et sous verre.
Il rêvait déjà de jouer habilement de leur rivalité pour stimuler leur zèle et mettre son amour à l'enchère.
Les Rognes-Bouqueval, ruinés, endettés, après avoir laissé crouler la dernière tour du château, abandonnaient depuis longtemps à leurs créanciers les fermages de la Borderie.
Le soufre se mit à bouillir, à enflammer le bois avec une lenteur qui redoubla les angoisses de Laurent.
C'était l'engourdissement mortel, inévitable, de la routine.
Elle portait ses soixante-cinq ans en matrone dont la marée humide avait enroué la voix et bleui la peau.
Solide, avec la fertilité impassible de la terre qu'on ensemence, la vache avait reçu, sans un mouvement, ce jet fécondant du mâle.
Sous le menton, la blessure bâillait, affreuse, une entaille profonde qui avait coupé le cou.
Naturellement, à mesure que la paresse et la misère entraient, la malpropreté entrait aussi.
Par la fenêtre ouverte, de l'ordure venait d'être jetée à pleine main. Une volée de merde ramassée au pied de la haie.
On attendit en vain Buteau jusqu'à midi, jamais ce sacré original ne pouvait être exact.
Cette exécution aisée d'un beau-frère égaya beaucoup ces messieurs.
On entrait dans une dignité froide, dans des moeurs anciennes, un âge disparu exhalant une odeur de dévotion.
Lui, toujours, avait expérimenté que le travail était le meilleur régulateur de son existence.
Chaque année l'Amérique augmente ses exportations de céréales. On nous menace d'une vraie inondation du marché.
On ne pouvait continuer ainsi à vivre sans manger ! Elle ne sentait plus sa faim; seulement, elle avait un plomb dans l'estomac, tandis que son crâne lui semblait vide.

Œuvres de Emile Zola

A Paul Cézanne.A propos du tableau d'Edouard Manet \"Le déjeuner sur l'herbe\"Au bonheur des DamesAu bonheur des Dames (1883)Carnets d'enquêtesChroniques, la Tribune, 27 septembre 1868Comment on meurtComment on meurt (1883)Correspondance, à Louis Ulbach, 6 novembre 1871Correspondance, à Léon Hennique, 2 septembre 1877Correspondance: lettres de jeunesseDiscours aux étudiants de Paris, 18 mai 1893.Entretien accordé par Emile Zola à la revue anglaise The King en 1900Fécondité (1899)Germinal (1885)Germinal (1885), I, IIGerminal (1885), I, IVGerminal (1885), II, IIIGerminal (1885), II, IVGerminal (1885), III, IV