Auteur

Emile Zola

Ah ! ces Parisiens ! ça se chamaille pour deux liards et ça va boire le fond de sa bourse chez le marchand de vins.
Avant de déshabiller les autres, on ferait bien de laver son propre linge sale.
Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d'être des bourgeois à leur place.
Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme.
J'ai dit que la vérité était en marche et que rien ne l'arrêterait. Un premier pas est fait, un autre se fera, puis un autre, puis le pas décisif. Cela est mathématique.
Les bêtes sauvages restent des bêtes sauvages.
Dans la vie, il n'y a que les plus honteux qui perdent.
L'argent est l'argent : quand on n'en a pas, le plus court est de se coucher. Moi, lorsque j'ai eu vingt sous, j'ai toujours dit que j'en avais quarante ; car toute la sagesse est là, il vaut mieux faire envie que pitié...
On a beau avoir reçu de l'instruction, si l'on n'est pas bien mis, les gens vous méprisent. Ce n'est pas juste, mais c'est ainsi...
Quelle sale chose que le peuple ! Il suffisait d'un ouvrier dans une maison pour l'empester.
Elle le lui raccrocherait, son coeur. Elle savait comment les coeurs se raccrochent, avec des soins, de la propreté, une amitié solide.
C'était trop bête d'aimer, ça ne menait à rien. Puis, elle avait des scrupules, à cause du jeune âge de Zizi ; vrai, elle s'était conduite d'une façon pas honnête. Ma foi ! Elle rentrait dans le bon chemin, elle prenait un vieux.
Le travail ne peut faire vivre, les misérables et les imbéciles travaillent seuls, pour engraisser les autres.
Quiconque ne croit pas est un champ de bataille livré à tous les désastres. C'est la foi seule qui délivre et apaise !
Il faut mettre en Dieu la vérité et la justice, si l'on veut qu'elles règnent sur cette terre.
Il n'y a jamais trop de livres ! Il en faut, et encore, et toujours ! C'est par le livre, et non par l'épée, que l'humanité vaincra le mensonge et l'injustice, conquerra la paix finale de la fraternité entre les peuples.
J'aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les oeuvres de décadence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.
L'idée supérieure de discipline, qui est dans le sang de ces soldats, ne suffit-elle à infirmer leur pouvoir d'équité ? Qui dit discipline dit obéissance.
Mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d'avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez un lit, une table et deux chaises, pas davantage...
On n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
Oui, oui, j'ai bien dit, plus d'un quartier va fondre, et il restera de l'or aux doigts des gens qui chaufferont et remueront la cuve. Ce grand innocent de Paris ! vois donc comme il est immense et comme il s'endort doucement !
On vend ce qu'on veut, lorsqu'on sait vendre ! Notre triomphe est là.
Ma définition d'une oeuvre d'art serait, si je la formulais : Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament.
S'il y a l'art des nations, l'expression des époques, il y a aussi l'expression des individualités, l'art des âmes.
Vous n'avez donc pas compris que l'art est la libre expression d'un coeur et d'une intelligence, et qu'il est d'autant plus grand qu'il est plus personnel.

Œuvres de Emile Zola

A Paul Cézanne.A propos du tableau d'Edouard Manet \"Le déjeuner sur l'herbe\"Au bonheur des DamesAu bonheur des Dames (1883)Carnets d'enquêtesChroniques, la Tribune, 27 septembre 1868Comment on meurtComment on meurt (1883)Correspondance, à Louis Ulbach, 6 novembre 1871Correspondance, à Léon Hennique, 2 septembre 1877Correspondance: lettres de jeunesseDiscours aux étudiants de Paris, 18 mai 1893.Entretien accordé par Emile Zola à la revue anglaise The King en 1900Fécondité (1899)Germinal (1885)Germinal (1885), I, IIGerminal (1885), I, IVGerminal (1885), II, IIIGerminal (1885), II, IVGerminal (1885), III, IV