J'aime les ragoûts littéraires fortement épicés, les oeuvres de décadence où une sorte de sensibilité maladive remplace la santé plantureuse des époques classiques. Je suis de mon âge.

À lire aussi de Emile Zola

Celle-ci, sortie sous le prétexte de faire de l'herbe pour ses vaches, ne reparaissait plus.
Elle l'appelait «ma chérie», et lui ramenait sur le front deux accroche-coeur qui s'envolaient.
Malgré le froid vif du dehors, l'air alourdi avait une chaleur vivante, cet étouffement chaud des chambrées les mieux tenues, qui sentent le bétail humain.
Ses doigts se crispaient, avec des égratignements de griffes.
Un de ces êtres à figure louche dont les passants disent: «Je ne voudrais pas rencontrer cette tête-là, à minuit, au coin d'un bois».
Toutes les citations de Emile Zola →

Dans la même œuvre

La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Une école n'est jamais qu'une halte dans la marche de l'art, de même qu'une royauté est souvent une halte dans la marche des sociétés.
Si je vaux quelque chose aujourd'hui, c'est que je suis seul et que je hais.