Auteur

Emile Verhaeren

Rien n'est plus beau, malgré l'angoisse et le tourment, - Que la bataille avec l'énigme et les ténèbres.
Comme un torse de pierre et de métal debout, - Avec, en son mystère immonde, - Le coeur battant et haletant du monde, - Le monument de l'or, dans les ténèbres, bout.
Passer et ne pas trop s'arrêter au passage ; - Ne jamais repasser surtout ; ne savoir l'âge - Ni du moment, ni de l'année - et puis finir - Par ne jamais vouloir de soi se souvenir !
L'aube, l'ombre, le soir, l'espace et les étoiles ; - Ce que la nuit recèle ou montre entre ses voiles, - Se mêle à la ferveur de notre être exalté. - Ceux qui vivent d'amour vivent d'éternité.

Œuvres de Emile Verhaeren

Heures d'après-midiLa Multiple Splendeur (1906)La Multiple Splendeur (1906), Les RêvesLes Bords de la route (1891), Les paroles mornes, SilencieusementLes Campagnes HallucinéesLes Campagnes Hallucinées (1893), Le départLes Débâcles, Vers le CloîtreLes Flammes hautesLes Forces tumultueuses (1902)Les Forces tumultueuses (1902), Les CultesLes Heures d'après-midi (1905)Les Heures, Les heures clairesLes Moines (1886)Les Soirs, Le MoulinLes Villages illusoires (1895), Le ventLes Villages illusoires (1895), Les pêcheursLes Villages illusoires, Le Passeur d'eauLes Villages illusoires, Le VentLes Villes tentaculaires (1895), Vers le futurLes Villes tentaculaires (1920), La Bourse