Auteur

Emile Augier

Crève donc, société!
Il est honnête... Il a donc de quoi?
La presse étant un sacerdoce, il faut bien pourvoir aux frais du culte.
Madame de la Vieuxtour: - Il a eu sur la charité des pensées si touchantes, si nouvelles!
O père de famille, ô poète, je t'aime.
On dirait, ma parole, que dans ce pays-ci le gouvernement est le passe-temps naturel des gens qui n'ont plus rien à faire.
On ne doit que la vérité aux absents.
Qu'on protège les arts, bien! mais les artistes, non... ce sont tous des fainéants et des débauchés!
Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s'y adonnent.
Tout tourne autour de lui! C'est le centre du monde!
Les enfants... - - Nous n'existons vraiment que par ces petits êtres, - Qui dans tout notre coeur s'établissent en maîtres, - Qui prennent notre vie et ne s'en doutent pas, - Et n'ont qu'à vivre heureux pour n'être point ingrats.
Le génie est un flot baigné par la folie.
Lorsque la passion est réellement forte, - Il n'est digue ni mur que son courant n'emporte.
... le gouvernement est le passe-temps naturel des gens qui n'ont plus rien à faire.
Quand on n'est pas trop fort, il faut être très souple.
Nous n'existons vraiment que par ces petits êtres, - Qui dans tout notre coeur s'établissent en maîtres, - Qui prennent notre vie et ne s'en doutent pas, - Et n'ont qu'à vivre heureux pour ne pas être ingrats.
Le mariage est un duo ou un duel.
Il n'y a de vraiment bons que les gens bien portants.
On doit le même outrage - Aux femmes sans pudeur qu'aux hommes sans courage.
L'amour chez les vieillards a d'étranges racines, - Et trouve, comme un lierre aux fentes des ruines, - Dans ces coeurs ravagés par le temps et les maux, - Cent brèches où pousser ses tenaces rameaux.
La vérité sort mieux d'un tonneau que d'un puits.
La patrie est aux lieux où l'on a des amis.
Poudreux est le flacon, mais vive est la liqueur.
On a l'âge, après tout, qu'on porte sur son front.
De mon temps on avait Dieu.

Œuvres de Emile Augier

GabrielleGabrielle (1849), II, 4Gabrielle, dernier versL'AventurièreL'Aventurière (1848)L'Aventurière (1848), I, 1L'Aventurière (1848), I, 5L'Aventurière (1848), II, 4L'Aventurière (1848), III, 3Le Fils de GiboyerLe Gendre de M. PoirierLe Post-Scriptum (1869)Les EffrontésLes Effrontés (1861), II, 10Les Lionnes pauvresMaître GuérinMaître Guérin (1864)Maître Guérin (1864), V, 2