La seule chose dont on soit sûr, après la mort, c'est qu'on aide l'herbe et les fleurs à pousser, tout le reste, ce sont des boniments.
On tire dans le tas, Dieu se débrouillera pour y retrouver les siens.
Au commencement était le verbe. Puis arriva le traitement de texte, et leur foutu processeur de pensée. La mort de la littérature s'ensuivit. Ainsi va la vie.
Chaque être humain se nourrit de violence, de la démonstration de son pouvoir sur son prochain, mais rares sont ceux qui - comme nous - ont goûté l'ultime pouvoir.
J'espérais naïvement pouvoir expliquer un jour comment un psychopathe de génie comme Adolf Hitler avait pu transformer une des nations les plus civilisées du monde en une machine à tuer obtuse et dénuée de sens moral.
Existe-t-il une folie génétique propre à l'espèce humaine?
L'amour de la violence est un aspect de notre humanité. Même les faibles rêvent d'être forts afin de pouvoir manier le fouet.
Natalie, l'histoire de ce siècle est un lamentable mélodrame écrit par des êtres lamentables aux dépens des vies et des âmes de leurs prochains.
Leur talent parapsychique les empêche d'évoluer au-delà du niveau d'exigence-gratification immédiate. Tout ce qui s'oppose à leur volonté est inacceptable, d'où leur paranoïa et leur propension à la violence.
En termes d'évolution, ce sont des surhommes. En termes de développement psychologique, des attardés. En termes de développement moral, des sous-humains.
Le Reich ne gaspillait rien, ne laissait rien perdre. Sauf les êtres humains.
Toute époque riche en discordes et en dangers de toutes sortes semble donner naissance à un dirigeant fait spécialement pour elle, un géant politique dont l'absence, rétrospectivement, serait inconcevable au moment d'écrire l'histoire de cette période.
Ce que j'avais sous les yeux, c'était une représentation théâtrale du chaos total, une définition fonctionnelle du concept de confusion, une danse désordonnée à la gloire de la violence sinistre. C'était la guerre.
Au-dessus de moi, derrière moi, de chaque côté, les champs d'étoiles se déplaçaient lentement contre le noir du cosmos, et la lumière stellaire jetait des éclats froids sur un spectacle de ruine et de désolation.
Mais qu'allons-nous faire, tous, quand nous allons le voir se relever comme un putain de fantôme du papa d'Hamlet au cerveau à moitié pourri?
Je prie pour que Dieu libère à jamais l'humanité de ces deux terribles obscénités que sont le gritche et la guerre.
A sa connaissance, le gritche n'avait jamais parlé, jamais communiqué avec personne. Sa seule manière de traiter les gens était de leur infliger la mort et la souffrance.
L'avenir ne bifurque que dans deux directions, dit-elle d'une voix très douce. La guerre, avec incertitude totale, ou bien la paix, avec annihilation totale certaine.
Avons-nous atteint un degré de sérénité tel que nous soyons devenus capables de nous comporter dignement devant une invasion?
Est-il concevable qu'une... entité divine puisse être ainsi issue de la conscience humaine sans que l'humanité en soit au courant?
C'est comme si nous faisions partie d'un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu'est-il advenu du libre arbitre?
Le Grand Changement, c'est l'acceptation par l'humanité de tenir sa place dans l'ordre universel et naturel des choses au lieu de se comporter comme un cancer.
Il y a un certain solipsisme, dans les maladies graves, qui accapare toute l'attention d'un homme aussi sûrement qu'un trou noir attire tout ce qui a la malchance de passer dans son champ d'action.
Il est vrai que les militaires comprennent rarement la situation politique.
Peu de civilisations oublient leurs traîtres.
Œuvres de Dan Simmons