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Aristote

La politique a pour fin non pas la connaissance mais l'action.
Peu importe, du reste, qu'on soit jeune par l'âge ou jeune par le caractère; l'insuffisance à cet égard n'est pas une question de temps, mais elle est due au fait qu'on vit au gré de ses passions et qu'on s'élance à la poursuite de tout ce qu'on voit.
Un des caractères de l'amitié, c'est le besoin de vivre avec ceux qu'on aime. L'absence, ou l'éloignement, ne détruit pas toujours ce sentiment, mais il semble au moins le faire oublier.
C'est par l'expérience que progressent la science et l'art.
Il n' y a pas là de génération spontanée; or l'art, c'est l'idée de l'oeuvre, l'idée qui existe sans matière.
Nature se dit, au sens premier, de la génération de ce qui croit, comme si on allongeait, en la prolongeant, la voyelle y de Physis.
Dans les milieux socratiques, il y eut progrès, mais les recherches sur la nature furent alors négligées et les philosophes tournèrent leur attention vers les vertus utiles et la politique.
Méchanceté, n'a besoin que d'un prétexte.
Tous les hommes aspirent à la vie heureuse et au bonheur, c'est là une chose manifeste.
En subissant cette contrainte, on dit le faux non moins que le vrai; si on a la force de l'endurer jusqu'au bout, on ne dit pas la vérité, et l'on ment facilement pour en être quitte plus vite.
La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l'histoire.
Un tout, c'est ce qui a un commencement, un milieu et une fin.
Les sons émis par la voix sont les symboles des états de l'âme, et les mots écrits les symboles des mots émis par la voix.
Cet âge, la jeunesse, aime plus que tous les autres à se faire des amis parce qu'il se plaît à la vie commune et que, ne jugeant rien encore à la mesure de l'intérêt, il n'y apporte pas non plus ses amitiés.
Acheter le marais et le sel.
Exercer librement son talent, voilà le vrai bonheur.
La dialectique essaie de connaître, la philosophie connaît.
C'est la valeur de l'objet propre de la connaissance, qui détermine ou la supériorité d'une science, ou son infériorité.
Ils n'ont pas le caractère soupçonneux et au contraire ils l'ont facile parce qu'ils n'ont pas encore vu beaucoup le mal; ils sont confiants parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'être souvent trompés.
De celui qui a la faculté de participer au pouvoir délibératif ou judiciaire, nous disons qu'il est citoyen de la cité concernée, et nous appelons, en bref, cité l'ensemble des gens de cette sorte quand il est suffisant pour vivre en autarcie.
A l'origine, c'est l'étonnement et l'admiration qui conduisirent les hommes à la philosophie.
C'est la même différence qui distingue la tragédie et la comédie : celle-ci veut représenter les hommes inférieurs, celle-là veut les représenter supérieurs aux hommes de la réalité.
Epopée va de pair avec la tragédie en tant qu'elle est une imitation, à l'aide du mètre, d'hommes de haute valeur morale, mais elle en diffère en tant qu'elle emploie un mètre uniforme et qu'elle est un récit.
Dieu est trop parfait pour pouvoir penser à autre chose qu'à lui-même.
Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens.

Œuvres de Aristote

ApocrypheDe erroribus philosophorumDes parties des animauxEthique de NicomaqueEthique de Nicomaque, I, 1Ethique à EudèmeEthique à NicomaqueEthique à Nicomaque, I, 5Ethique à Nicomaque, IIEthique à Nicomaque, IX, 8Grande MoraleGryllos ou de la RhétoriqueHistoire des animaux, VIII, XXVII, 10L'Organon, De l'InterprétationL'Organon, Les Réfutations sophistiquesLa PolitiqueLa Politique, ILes Parties des animaux, IMoraleMétaphysique