Auteur

Anatole France

L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.
L'opposition est une très mauvaise école de gouvernement, et les politiques avisés, qui se poussent par ce moyen aux affaires, ont grand soin de gouverner par des maximes tout à fait opposés à celles qu'ils professaient auparavant.
La guerre civile est moins détestable que la guerre avec l'étranger. On sait du moins pourquoi l'on s'y bat.
La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre.
La première politesse de l'écrivain, n'est-ce point d'être bref?
La raison est ce qui effraie le plus chez un fou.
La science ne se soucie ni de plaire, ni de déplaire, elle est inhumaine.
Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'oeuvre.
Le christianisme a beaucoup fait pour l'amour en en faisant un péché.
Le coeur se trompe comme l'esprit; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
Le mal n'est pas de vivre mais de savoir qu'on vit.
Le poète a inventé la nymphe mais la nature avait déjà créé l'océan, le nuage et la femme.
Le Saint-Esprit n'inspire pas les gens intelligents.
Le travail est bon à l'homme, il empêche de regarder cet autre qui est lui et qui lui rend la solitude horrible.
Les femmes et les médecins savent seuls combien le mensonge est nécessaire et bienfaisant aux hommes.
Les femmes inspirent l'amour, bien qu'il soit déraisonnable de les aimer.
Les hommes le plus souvent se querellent pour des mots. C'est pour des mots qu'ils tuent et se font tuer.
Les idées de la veille font les moeurs du lendemain.
Les imbéciles ont dans la fourberie des grâces inimitables.
Les joueurs veulent des émotions fortes. L'incertitude est nécessaire à leur volupté. Ils n'auraient plus de plaisir s'ils jouaient à coup sûr.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Mourir, c'est accomplir un acte d'une portée incalculable.
Ne souhaitons pas que tout le monde pense comme nous. L'uniformité des sentiments serait odieuse.
Nous disons qu'un homme est fou quand il ne pense pas comme nous.
Nous mettons l'infini dans l'amour. Ce n'est pas la faute des femmes.

Œuvres de Anatole France

Au tournant du siècleBalthasar (1889), La fille de LilithCrainquebilleCrainquebille (1903)Crainquebille, Putois, Riquet et plusieurs autres récits profitables (1904)Crainquebille, Putois, Riquet et plusieurs autres récits profitables (1904), Pensées de RiquetDans Le Figaro, 17 janvier 1900.Dernières pages inéditesDiscoursDiscours, au banquet des Rabelaisants, 1912Discours, au banquet des étudiants, 1895Histoire comiqueHistoire comique (1903)Histoires comiques (1903)Jocaste et Le Chat maigre (1879)Jocaste et Le Chat maigre (1879), JocasteL'Anneau d'améthyste (1899)L'Anneau d'améthyste (1899), 2L'Anneau d'améthyste (1899), 5L'Etui de nacre (1892)