Œuvre
Histoire comique (1903)
L'amour est un acte simple et primitif. C'est la lutte, c'est la haine. La violence y est nécessaire. L'amour par le consentement mutuel n'est qu'une fastidieuse corvée.
La vie, c'est autre chose encore: c'est la fleur et le couteau, c'est de voir rouge un jour et bleu le lendemain, c'est la haine et l'amour, la haine délicieuse et ravissante, l'amour cruel.
La connaissance que nous avons des faits est l'unique raison qui nous porte à croire à leur réalité.
Est-ce que nous allons passer notre vie à nous regarder comme ça avec fureur, avec désespoir, avec rage. Ce n'est pas de ma faute. ... Je ne peux pas, je ne peux pas. Pardonne-moi, mon chéri, mon amour. Je t'aime, je t'adore, je te veux.
On aime ce qu'on peut, comme on peut et avec ce qu'on a. Elle est devenue chaste et pieuse à l'âge congruent.
La bêtise, c'est l'aptitude au bonheur. C'est le souverain contentement. C'est le premier des biens dans une société policée.
L'art de la comédie est un art d'imitation. Or, ce qu'on n'éprouve pas, on l'imite d'autant mieux.
Les grands rôles de drame doivent, pour produire leur effet, être tenus par un comique, mais qui ait de l'âme.
L'amour que nous avons les uns pour les autres n'est que la force qui nous pousse à réunir nos deux moitiés pour nous rétablir dans notre ancienne perfection.
«Tant il est vrai, disait l'historien, qu'une personne qui trahit la pudeur est capable de tous les crimes.» A ce souvenir, il sourit intérieurement et pensa que les moralistes avaient tout de même de drôles d'idées sur la vie.