Œuvre

Le Petit Pierre (1918)

Je tiens la connaissance de soi comme une source de soucis, d'inquiétudes et de tourments. Je me suis fréquenté le moins possible.
Le coeur se trompe comme l'esprit; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
Bienheureux est celui qui, cessant de penser et de comprendre, s'abîme dans la contemplation de la beauté.
J'étais accoutumé à ne plus la voir et son souvenir déjà lointain s'effaçait peu à peu de mon coeur.
Les applaudissements qui avaient accueilli son entrée s'apaisèrent vite.
Assez pervers pour affecter les dehors d'une tendresse qu'il n'éprouvait pas.
Quand je les regardais, elles détournaient la tête; mais, si à mon tour, je faisais semblant de ne pas les voir, elles attiraient mon attention par quelques agaceries.
Dès mon âge le plus tendre, la raison exerça sur moi un puissant empire.
Au terme d'une vie agitée et pleine de traverses, je goûterai le repos.
Trop sensible, trop aimante, trop facile à émouvoir.
Il fit son livre tout au contraire pour se distraire et s'amuser, pour se divertir et non pour s'avertir.
Un doigt de vin de Madère anima les regards, fit sourire les lèvres.
Une Bible en images, très antique, toute dépenaillée.
Si Descartes a voulu, contre toute apparence, que les animaux fussent des machines ...
La religion, disait-elle, lui apportait une tranquilité heureuse.
La nature pénétrait en moi par tous les sens et m'embrasait d'une ardeur délicieuse.
Je sais que l'argent est cause de tous les maux qui désolent nos sociétés si cruelles et dont nous sommes si fiers.
Les soucis d'un amour maternel poussé jusqu'à la passion assombrirent son caractère et troublèrent sa santé naturellemnt bonne.
Elle m'observa avec plus d'attention que par le passé.
Les yeux écarquillés et tirant une langue d'une aune, stupide.
Je négligeais ces sages avertissements, et j'eus lieu de m'en repentir.
Devenue veuve, elle gérait avec une sévère économie son modique avoir.
Ayant besoin de joie comme les plantes de soleil, je m'étiolais dans cette tristesse.
Ma mère lui versa un verre d'eau-de-vie, qu'il but à la santé de la compagnie, car il avait de l'usage.
Les soucis d'un amour maternel poussé jusqu'à la passion assombrirent son caractère et troublèrent sa santé naturellement bonne.