Auteur

Alfred de Vigny

La vie est une tempête, mon ami; il faut s'accoutumer à tenir la mer.
L'existence du soldat est, après la peine de mort, la trace la plus douloureuse de barbarie qui subsiste parmi les hommes.
Je l'ai vu, ton sourire aussi beau que le jour; - Et l'heure du sourire est l'heure de l'amour.
Votre front est semblable au lis de la vallée; - De vos lèvres toujours la rose est exhalée. - Que votre voix est douce et douces vos amours! - Oh quittez ces colliers et ces brillants atours!
L'honneur, c'est la poésie du devoir.
Dansez, et couronnez de fleurs vos fronts d'albâtre: - Liez au blanc muguet l'hyacinthe bleuâtre, - Et que vos pas moelleux, délices de l'amant, - Sur le chêne poli glissent légèrement...
La harpe tremble encore et la flûte soupire, - Car la valse bondit dans son sphérique empire, - Des couples passagers éblouissent les yeux, - Volent entrelacés en cercles gracieux.
J'ai jeté ma vie aux délices, - Je souris à la volupté...
«Qu'un homme d'entre vous, dit-il, jette une pierre - S'il se croit sans péché, qu'il jette la première!»
Me voici devant vous, ô belle entre les belles! - Qu'importent les dangers? que sont les nuits cruelles - Quand du palmier d'amour le fruit va se cueillir, - Quand sous mes doigts tremblants je le sens tressaillir?
Au coeur privé d'amour, c'est bien peu que la gloire.
Rien n'occupera plus vos coeurs désenchantés, - Que des rêves d'amour bien vite épouvantés, - Et le regret lointain de ces fraîches années - Qu'un souffle a fait mourir, en moins de temps fanées...
Et, debout devant Dieu, Moïse ayant pris place, - Dans le nuage obscur lui parlait face à face.
Ame des Chevaliers, revenez-vous encor? - Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor?
Oui, ce sont les pasteurs - Rappelant les troupeaux épars sur les hauteurs, - Répondit l'archevêque, ou la voix étouffée - Du nain vert Obéron qui parle avec sa fée.
Qu'elle était belle, ma Frégate, - Lorsqu'elle voguait dans le vent!
Toujours ce compagnon dont le coeur n'est pas sûr, - La femme, enfant malade et douze fois impur.
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes!
Jetons l'oeuvre à la mer, la mer des multitudes: - Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port.
C'est en vain que d'eux tous le sang m'a fait descendre. - Si j'écris leur histoire, ils descendront de moi.
Les noms de baptême sont faits pour être dits par ceux qui nous aiment, et pour être inconnus à ceux qui n'aiment pas.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse, - Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
La bonté d'un homme ne le rend victime que jusqu'où il le veut bien, et l'affranchissement est dans sa main.
Depuis ce matin on se bat, les ouvriers sont d'une bravoure de Vendéens.
Hélas ! je suis, Seigneur, puissant et solitaire.

Œuvres de Alfred de Vigny

A propos de la mort de Talleyrand.Chatterton (1835)Chatterton (1835), II, 1Chatterton, I, 5, le QuakerCinq-Mars (1826)Dictionnaire Le Littré, Supplément.DoloridaJournalJournal d'un poèteJournal d'un poète (1867)Journal d'un poète (1867), 1832Journal d'un poète (1867), 1835Journal d'un poète, 1824Journal d'un poète, 1829Journal d'un poète, 1833Journal d'un poète, 1834Journal d'un poète, 1835Journal d'un poète, 1839Journal d'un poète, 1840Journal d'un poète, 1843