La littérature m'a appris que la vérité ne se négocie pas. Si je n'ai jamais mangé à ma faim, c'est parce que je ne mange pas à tous les râteliers.
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Aucune nation ne peut survivre sans mythe, et aucune jeunesse ne peut s'épanouir sans idole.
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À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
Celui qui passe à côté de la plus belle histoire de sa vie n'aura que l'âge de ses regrets et tous les soupirs du monde ne sauraient bercer son âme.
En amour, même les fauves deviennent divins.
J'ai besoin qu'il parle, de savoir qui sont ses complices, ce qu'ils comptent faire de nous, où nous sommes ; j'ai surtout besoin de mesurer notre chance de nous en sortir, d'y croire avec la force du désespoir comme croit au miracle le condamné qui a épuisé tous les recours et qui refuse de renoncer à son combat. Le garçon me paraît accessible. Qui sait ? Il n'est point de criminel totalement réfractaire à l'émotion ; tant qu'il dispose d'un ersatz d'âme, aussi enfoui soit-il dans sa bestialité, il est toujours possible de l'atteindre pourvu que l'on décèle une rainure dans sa cuirasse.
Quand on a choisi un chemin, aussi compliqué soit-il, on le poursuit jusqu'au bout. Sinon, on ne saura jamais ce qu'il nous promet.
Dans la même œuvre
Celui qui ne voit l'Afrique qu'une seule fois dans sa vie mourra borgne.
Il n'y a rien de grave dans la vie, sauf le tort que l'on commet.
Si vivre se limitait à exister pour soi, qu'aurais-je de plus que les arbres qui se dénudent en hiver et se couvrent au printemps tandis que je fais l'inverse?
Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance.
La vie est une succession d'ambiguïtés et de bravades. On y apprend tous les jours, et tous les jours on efface son ardoise pour un nouvel exercice.