Aspirés à longs traits, le bonheur et l'air sain - \r\nGrandiront sa stature et gonfleront son sein - \r\nDe jeune vierge vigoureuse, - \r\nJe veux ainsi l'instruire et la former ainsi - \r\nPendant que nous vivrons toutes les deux ici - \r\nDans cette solitude heureuse.

À lire aussi de William Wordsworth

Notre vrai malheur, pourtant, - N'est pas ce que les ans nous volent, - Mais ce qu'ils laissent en partant.
Un sommeil scellait mon esprit - \r\nJe n'avais plus de peurs humaines : - \r\nElle semblait être une chose qui ne pouvait sentir - \r\nLa main des années terrestres. - - \r\n\r\nPour elle maintenant, ni mouvement, ni force, - \r\nElle n'entend ni ne voit - \r\nEmportée dans la volte diurne de la terre,\r\n - Avec rochers, pierres et arbres
Parmi les libres monts trois ans elle grandit - \r\nÀ la pluie, au soleil. La Nature alors dit : - \r\nÔ belle fleur à peine éclose ! - \r\nCette enfant sera mienne et je l'adopterai, - \r\nEt je veux lui donner, modelée à son gré, - \r\nLa noblesse dont je dispose. - - \r\n\r\nJe veux être pour elle impulsion et loi,\r\n - Oui, je veux que vivant à toute heure avec moi,\r\n - Et vivant aux lieux où je règne,\r\n - Dans les cieux ou les monts, les champs ou les forêts,\r\n - Elle sente un Pouvoir au regard toujours près\r\n - Qui enflamme ou qui la contraigne.\r\n\r\n - - Elle sera pareille au faon grisé d'air pur\r\n - Qui bondit dans les prés, ou pour boire l'azur\r\n - Vers le sommet des monts s'élance ;\r\n - Elle aura le parfum des fleurs qui s'exhale des bois,\r\n - Le doux parfum des fleurs sans pensée et sans voix,\r\n - Elle aura leur joyeux silence.
Bien que rien ne puisse ramener le temps - \r\nDe l'éclat de l'herbe, de la splendeur des fleurs ; - \r\nNous ne nous lamenterons pas, mais - puiserons des forces dans ce qui en subsiste.\r\n
Ces petits gestes, anonymes et oubliés, emplis de gentillesse et d'amour, sont la meilleure partie de la vie d'un homme.
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Le pouvoir se manifeste beaucoup plus facilement dans la destruction que dans la création.
Ces petits gestes, anonymes et oubliés, emplis de gentillesse et d'amour, sont la meilleure partie de la vie d'un homme.
Le but principal de ces poèmes a consisté à choisir des incidents et des situations de la vie de tous les jours et de les raconter ou les décrire en leur entier, si possible dans une langue proche du parler ordinaire, et de les rehausser par une certaine tonalité imaginative de sorte que le banal pût se présenter à l'esprit de façon inusitée.
Le coeur battant d'espoir et de crainte - \r\nÀ la nuit tombée le lendemain, ma luciole - \r\nBrillait sous son arbre. « Ici, voyez ! », - \r\nDis-je à Lucy. Oh ! sa joie et oh ! la mienne
Je le lui ai raconté ; son rire - \r\nSonne clair à mes oreilles. - \r\nEt lorsque me revient cette soirée, - \r\nJ'ai les yeux embués de larmes