Amoureux : pris dans une hyperesthésie jusqu'à l'anéantissement de tout ce qui n'est pas le jouir de l'autre, ou la déploration de son absence, jusqu'à la nausée et l'abjuration de soi.

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La seule hygiène de vie qui vaille, c'est l'excès, l'extrême. C'est se consumer avec panache en donnant tout de soi parce que cette Grande Guerre de Civilisation, cette boucherie du Vieux Monde nous tuera tous, sans discernement.
On y est né, on y a souffert à peu près tout ce qu'une créature du Seigneur peut encaisser, et on y reste. Ce n'est pas le goût du malheur, non, et pas faute d'imagination. C'est juste qu'on n'a personne d'autre où aller.
Le blanc c'est salissant, toute innocence se souille inéluctablement.
Que sait-on de son enfant ? Mon fils, c'était ma raison, c'était ma maison, c'était mon château.
Écrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu avec parfois des joies sous les décharges de mille volts.
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L'amour n'est pas un roman facile.
Le sentiment de solitude est une illusion ou plutôt un défaut de perspective : tous nous vivons entourés de frères et soeurs en solitude. Seuls en archipel.
C'est toujours la même histoire, cette crainte du mot en trop ou du mot en deçà.