A nos âges, le passé est un abîme béant où il est mortellement doux de se laisser glisser.

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L'oeil qui crée la lumière invente aussi l'obscurité, mais celui qui n'a pas d'yeux ignore l'une et l'autre, et ne souffre pas de l'absence de la première.
L'homme qui exhibe fièrement le couteau flambant neuf qu'il vient d'acquérir a toutes les chances de se couper dès qu'il s'en servira.
- Le tazou? De la semoule avec des carottes, des piments, des choux, des fèves, des poivrons, des aubergines, des courgettes... - De quoi vous emporter la gueule, quoi!
Voyez-vous, dit-il, l'avantage des tempêtes, c'est qu'elles vous libèrent de tout souci. Contre les éléments déchaînés, il n'y a rien à faire. Alors on ne fait rien. On s'en remet au destin.
Les crocus commençaient à percer les dernières croûtes de neige.
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Un poète, un romancier, un novelliste, un conteur ne donne au lecteur que la moitié d'une oeuvre, et il attend de lui qu'il écrive l'autre moitié dans sa tête en le lisant ou en l'écoutant.
Une prison, ce n'est pas seulement un verrou, c'est aussi un toit.
Un suicide de vieillard, c'est laid et ridicule.
Le cancer ne se contente pas de tuer. Avant de tuer, il déprime.
La pauvreté d'un peuple se mesure à la splendeur de ses fêtes. Inversement l'élévation progressive du niveau de vie s'accompagne d'un dépérissement progressif des festivités.