Un poète, un romancier, un novelliste, un conteur ne donne au lecteur que la moitié d'une oeuvre, et il attend de lui qu'il écrive l'autre moitié dans sa tête en le lisant ou en l'écoutant.

À lire aussi de Michel Tournier

Il entretenait son monde entre deux disques qu'il annonçait et «désannonçait» - selon le jargon de la radio - sur le ton de la confidence.
La solitude est un vin fort. Insupportable à l'enfant, elle enivre d'une joie âpre l'homme qui a su maîtriser, quand il s'y adonne, les battements de son coeur de lièvre.
Le code pénal. Quelle lecture! La société déculottée exhibe ses parties les plus honteuses, ses obsessions les plus inavouables.
Le vieux maître pose les quatre mesures de son sujet, courte et déchirante mélodie dont la simplicité diamantine va mystérieusement s'épanouir en corne d'abondance.
Les gens qui vous écoutent ne vous imaginent pas tel que vous êtes. Ils brodent sur votre voix, ils vous idéalisent, ils se font tout un cinéma.
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Dans la même œuvre

Une prison, ce n'est pas seulement un verrou, c'est aussi un toit.
Un suicide de vieillard, c'est laid et ridicule.
Le cancer ne se contente pas de tuer. Avant de tuer, il déprime.
La pauvreté d'un peuple se mesure à la splendeur de ses fêtes. Inversement l'élévation progressive du niveau de vie s'accompagne d'un dépérissement progressif des festivités.
A nos âges, le passé est un abîme béant où il est mortellement doux de se laisser glisser.