Œuvre
Journal extime (2002)
Un poète, un romancier, un novelliste, un conteur ne donne au lecteur que la moitié d'une oeuvre, et il attend de lui qu'il écrive l'autre moitié dans sa tête en le lisant ou en l'écoutant.
Une prison, ce n'est pas seulement un verrou, c'est aussi un toit.
Un suicide de vieillard, c'est laid et ridicule.
Le cancer ne se contente pas de tuer. Avant de tuer, il déprime.
La pauvreté d'un peuple se mesure à la splendeur de ses fêtes. Inversement l'élévation progressive du niveau de vie s'accompagne d'un dépérissement progressif des festivités.
A nos âges, le passé est un abîme béant où il est mortellement doux de se laisser glisser.