Il est vain, à Paris, de monter sur ses grands chevaux; ils ne mènent nulle part, et il n'y a plus d'allées cavalières.
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A l'époque des furieuses galopades succédait le temps arrêté et majestueux du piaffer.
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Regarde un cavalier sans son cheval, il lui manque la moitié de son sang.
J'ai donc connu ce bonheur que, si l'on s'est appliqué à la sincérité et risqué à l'impudeur, la littérature réserve parfois : on croit écrire pour soi et des lecteurs attentifs vous assurent que c'était pour eux.
Il aura fallu que j'écrive pour, enfin, me retourner sur moi-même et reprendre la conversation interrompuue avec ceux que je portais en moi, et qui étaient morts. Car tu n'as jamais été plus vivant qu'au bout de ma plume.
Je tremble un peu. Ce doit être le vent, dans la plaine. Ou la peur, soudain, de me retourner.
Dans la même œuvre
Au théâtre, la puissance d'une oeuvre condamnée à disparaitre se mesure au souvenir qu'on en garde, à la faculté qu'elle a de grandir en nous, de résister au temps et de s'accomplir en douceur dans le regret.
Pour parler à un cheval, il n'y a pas besoin de mots. C'est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves.
Un artiste n'est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.