Vis sans efforts et sans débats, - Garde tes torts, reste toi-même, - Qu'importent tes défauts ? Je t'aime - Comme si tu n'existais pas, - Car l'émanation secrète - Qui fait ton monde autour de toi - Ne dépend pas de tes tempêtes, - De ton coeur vif, ton coeur étroit.
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A ce coeur si rompu, si amer et si lourd, - Accorde le dormir sans songes et sans peines, - Sauve-le du regret, de l'orgueil, de l'amour.
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Descendre par l'étroite, horizontale porte - Où l'on passe étendu, voilé, silencieux ; - Ne plus jamais vous voir, ô Lumière des cieux. - Hélas ! Je n'étais pas faite pour être morte.
L'anxieux frelon qui bourdonne - Ne peut pas altérer son ciel...
La bonté n'atténue pas la lucide vision.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature, - Ah ! Faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour - Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure - Que ne visitent pas la lumière et l'amour...