Descendre par l'étroite, horizontale porte - Où l'on passe étendu, voilé, silencieux ; - Ne plus jamais vous voir, ô Lumière des cieux. - Hélas ! Je n'étais pas faite pour être morte.
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L'anxieux frelon qui bourdonne - Ne peut pas altérer son ciel...
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À lire aussi de Anna de Noailles
Mes livres je les fis pour vous, ô jeunes hommes, - Et j'ai laissé dedans, - Comme font les enfants qui mordent dans des pommes - La marque de mes dents.
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...
Suavité ; j'ai mis mon coeur autour du monde.
Le bonheur, la douceur, la joie, - Tiennent entre les bras mêlés; - Pourtant les coeurs sont isolés - Et las comme un rameau qui ploie.
Dans la même œuvre
Vis sans efforts et sans débats, - Garde tes torts, reste toi-même, - Qu'importent tes défauts ? Je t'aime - Comme si tu n'existais pas, - Car l'émanation secrète - Qui fait ton monde autour de toi - Ne dépend pas de tes tempêtes, - De ton coeur vif, ton coeur étroit.