Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres: le verbe aimer... le verbe rêver.

À lire aussi de Daniel Pennac

C'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge!
Cela arrive souvent... de s'inventer des maladies après un deuil. C'est la façon de se sentir moins seul. On se dédouble, si vous voulez. On se soigne comme si on était un autre. On est de nouveau deux : celui que je suis et celui que je soigne.
La meilleure des douches ne nous lave pas de toutes nos humeurs.
La vérité vient rarement des réponses que tu reçois ... la vérité naît de l'enchaînement logique des questions que tu poses.
Le professeur a à lutter contre la clientélisation extrême des élèves. C'est-à-dire qu'un gosse, un enfant de 15 ans aujourd'hui, un enfant de 12 à 15 ans aujourd'hui est un client à part entière de la société, au même titre exactement que ses parents.
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Dans la même œuvre

Etrange disparition que celle de la lecture à voix haute. Qu'est-ce que Dostoïevski aurait pensé de ça? Et Flaubert? Plus le droit de se mettre les mots en bouche avant de se les fourrer dans la tête? Plus d'oreille? Plus de musique?
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens, il devient un nuage.
La lecture ne relève pas de l'organisation du temps social, elle et, comme l'amour, une manière d'être.