Vivre c'est être utile ; à qui ou à quoi ai-je été utile ? - Vivre c'est reconnaître sa place, se fixer un but, travailler à une tâche.

À lire aussi de Henri-Frédéric Amiel

Au fond, il n'y a qu'un objet d'études: les formes et les métamorphoses de l'esprit. Tous les autres objets reviennent à celui-là; toutes les autres études ramènent à cette étude.
Le politique est celui qui ne s'abuse pas sur la réalité, et qui perce les apparences creuses.
L'hypothèse est chose fragile, le fait est un meilleur soutien.
L'égalité engendre l'uniformité et c'est en sacrifiant l'excellent, le remarquable, l'extraordinaire que l'on se débarrasse du mauvais.
J'entends distinctement tomber les gouttes de ma vie dans le gouffre dévorant de l'éternité.
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Dans la même œuvre

Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.
Le coeur préfère rester concentré sur son sentiment qu'il réchauffe et protège - son bonheur est méditatif, silencieux -, il s'écoute palpiter, il se déguste religieusement lui-même.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'instinct ou pas du tout.
La foi est trop souvent le contraire de la bonne foi, et l'homme de foi ressemble alors à s'y méprendre, à l'homme sans foi.
Temporiser, c'est l'art de la défense; saisir le moment, l'art de l'attaque.