Une fille timide qui commence à parler ne sait plus quand il faut se taire.

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Norma Jeane souriait. Sourire signifiait non que vous compreniez, mais que ça ne vous dérangeait pas de ne pas comprendre.
Je n'avais pas cru avoir les mots pour. Mais on a toujours les mots pour une histoire vraie, je crois.
Si les chutes du Niagara sont une des sept merveilles du monde, Marilyn Monroe est la huitième.
Une fille au corps luxuriant dans la plénitude de sa beauté physique. Dans une robe bain de soleil en crêpe Georgette ivoire, les seins moulés dans les plis soyeux onduleux de l'étoffe. Elle est débout, jambes nues écartées sur une grille de ventilation du métro new-yorkais. Sa tête blonde est extatiquement rejetée en arrière tandis qu'un courant d'air soulève sa large jupe évasée, révélant une culotte de coton blanc. Du coton blanc ! La robe de crêpe ivoire flotte, magiquement aérienne. La robe est magique. (...) Elle rit et pousse des cris aigus comme une enfant de quatre ans quand un nouveau courant d'air soulève sa jupe. Genoux dodus, jambes musclées de danseuse. Une fille solide et saine. Épaules, bras et seins sont ceux d'une femme en pleine maturité mais le visage est celui d'une petite fille. Frissonnant dans l'été new-yorkais quand le passage d'une rame de métro soulève sa jupe comme le souffle précipité d'un amant.
Je suis fascinée par les origines des gens célèbres, par les origines d'une façon générale. J'écris toujours sur l'être humain. Norma Jeane me rappelle certaines de mes camarades de lycée qui n'allaient pas à l'université et se mariaient très jeunes. Dont la vie d'une certaine façon était finie à vingt ans. J'ai grandi dans un monde semblable au sien, un monde modeste marqué par la grande dépression de 1929.
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Avec la personne qu'on aime le plus, on partage le monde. Quand cette personne n'est plus là, le monde demeure mais ce n'est pas la même chose, une certaine distance s'instaure entre lui et vous.