Une fille au corps luxuriant dans la plénitude de sa beauté physique. Dans une robe bain de soleil en crêpe Georgette ivoire, les seins moulés dans les plis soyeux onduleux de l'étoffe. Elle est débout, jambes nues écartées sur une grille de ventilation du métro new-yorkais. Sa tête blonde est extatiquement rejetée en arrière tandis qu'un courant d'air soulève sa large jupe évasée, révélant une culotte de coton blanc. Du coton blanc ! La robe de crêpe ivoire flotte, magiquement aérienne. La robe est magique. (...) Elle rit et pousse des cris aigus comme une enfant de quatre ans quand un nouveau courant d'air soulève sa jupe. Genoux dodus, jambes musclées de danseuse. Une fille solide et saine. Épaules, bras et seins sont ceux d'une femme en pleine maturité mais le visage est celui d'une petite fille. Frissonnant dans l'été new-yorkais quand le passage d'une rame de métro soulève sa jupe comme le souffle précipité d'un amant.

À lire aussi de Joyce Carol Oates

Les rapports amoureux, les rapports purement physiques sont si pathétiques quand la vie même est en jeu ! Quand la civilisation est en jeu !
Un philosophe grec enseignait que ne pas être né est le plus doux des états. mais moi je pense que c'est plutôt le sommeil. On est mort et pourtant on est vivant. Il n'y a pas de sensation plus exquise.
Les mots peuvent être « impuissants » - et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines, de même que nous sommes, les uns pour les autres, tout ce que nous avons.
Quand les gens entrent dans ta vie, il y a toujours une raison, vois-tu. Ils ne la connaissent peut-être pas eux-mêmes. Tu ne la connais peut-être pas toi-même. N'empêche qu'il y a une raison. Forcément.
Savoir, quand j'entre dans votre champ de vision, que vous me voyez comme je souhaite être vue, non comme vous souhaitez me voir.
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Le Dramaturge était le maître des mots. Lorsqu'il entrait dans une pièce, les mots volaient à lui, attirés comme la limaille de fer par un aimant. Hésitante et bégayante, Norma Jeane n'avait aucune chance.
Pourquoi faire souffrir quelqu'un d'autre ? Souffrir soi-même suffit.
Les névrosés suicidaires m'ont toujours tapé sur les nerfs. Tuez-vous si vous devez vous tuer, mais n'emmerdez pas les autres.
Qu’est-ce que « jouer » et pourquoi sommes-nous sensibles au jeu des « grands acteurs »? Nous savons qu’un acteur « joue » et pourtant… nous souhaitons l’oublier et, en présence d’acteurs de talent, nous l’oublions effectivement très vite. C’est un mystère, une énigme. Comment pouvons-nous oublier qu’un acteur « joue »?
Si les chutes du Niagara sont une des sept merveilles du monde, Marilyn Monroe est la huitième.