Je suis fascinée par les origines des gens célèbres, par les origines d'une façon générale. J'écris toujours sur l'être humain. Norma Jeane me rappelle certaines de mes camarades de lycée qui n'allaient pas à l'université et se mariaient très jeunes. Dont la vie d'une certaine façon était finie à vingt ans. J'ai grandi dans un monde semblable au sien, un monde modeste marqué par la grande dépression de 1929.

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Norma Jeane travaillait énormément, de façon obsessionnelle. Quand j'ai commencé mes recherches, j'ai revu, par ordre chronologique, tous les films dans lesquels elle a joué: Quand la ville dort, Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion, Bus Stop, Les Misfits... C'était une véritable artiste qui de film en film améliorait son jeu, sa présence. C'est, pour moi, un aspect fondamental du livre, montrer comment cette femme a vraiment travaillé pour être actrice alors que jamais personne n'a reconnu son intelligence, sa sensibilité, sa capacité d'imagination. J'ai voulu montrer ce versant de sa personnalité, l'indéniable talent qu'elle avait en dépit de sa timidité et de son manque d'assurance. Le monde l'a mal comprise ou pas comprise du tout. Elle n'était qu'un sex-symbol.
Le Dramaturge était le maître des mots. Lorsqu'il entrait dans une pièce, les mots volaient à lui, attirés comme la limaille de fer par un aimant. Hésitante et bégayante, Norma Jeane n'avait aucune chance.
Et elle se demanda s'il y avait d'autres gens de son espèce, et si ces gens se connaissaient, et connaissaient la force qu'ils possédaient, en secret, la terrible force, secrète, de ceux que l'on a rendus invisibles, ici-bas.
On perd fort peu de chose en ne lisant pas une critique de Whitman... on perd la moitié de la terre en ne lisant pas Whitman.
Le meurtre d'âme, ça existe, dit Pénélope. Sauf qu'il n'est pas visible comme l'autre. Il y a des gens mauvais. Il y a des gens cruels. Des gens qui devraient être punis. S'il y avait quelqu'un pour les punir.
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Norma Jeane travaillait énormément, de façon obsessionnelle. Quand j'ai commencé mes recherches, j'ai revu, par ordre chronologique, tous les films dans lesquels elle a joué: Quand la ville dort, Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion, Bus Stop, Les Misfits... C'était une véritable artiste qui de film en film améliorait son jeu, sa présence. C'est, pour moi, un aspect fondamental du livre, montrer comment cette femme a vraiment travaillé pour être actrice alors que jamais personne n'a reconnu son intelligence, sa sensibilité, sa capacité d'imagination. J'ai voulu montrer ce versant de sa personnalité, l'indéniable talent qu'elle avait en dépit de sa timidité et de son manque d'assurance. Le monde l'a mal comprise ou pas comprise du tout. Elle n'était qu'un sex-symbol.
Je suis très impressionnée par tout ce que Marilyn a fait. Elle a eu du succès et ce n'était pas facile à vivre. Elle était belle, élégante, et ce n'était pas facile non plus. Elle était obsédée par l'idée d'être parfaite et recommençait les scènes dix fois, vingt fois sur le tournage de ses films. Ce n'était pas la règle alors, la plupart des actrices se contentaient d'une prise.
Contrairement aux comédiens ou aux athlètes qui n'ont qu'une chance, les écrivains peuvent réviser leur travail et le faire en privé, en secret.
Je ne suis pas une féministe au sens propagandiste du terme. Pour autant, si le féminisme s'inscrit dans une perspective démocratique, progressiste, j'en suis, bien sûr. Il est logique qu'à travail égal la rémunération soit égale entre les hommes et les femmes. Il est logique aussi que les femmes aient le droit d'étudier. Et que les Noirs américains aient les mêmes droits que les Blancs, les Caucasiens...
La littérature fait partie de l'expérience humaine. L'art est une forme de communication entre les êtres, une communication qui passe ou non par la langue selon que l'on est peintre, sculpteur ou écrivain.