La panique n'est supportable pour un homme qu'en l'absence de tout témoin.
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Contrairement aux comédiens ou aux athlètes qui n'ont qu'une chance, les écrivains peuvent réviser leur travail et le faire en privé, en secret.
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Pleurer ne sert jamais à rien. Sinon il y aurait longtemps que ça irait mieux pour tout le monde.
Vous éprouvez d’authentiques émotions, mademoiselle Monroe ! C’est pour cela que vous êtes une actrice brillante. C’est pour cela que les gens voient en vous une image magnifiée d’eux-mêmes. C’est une illusion bien sûr, mais le bonheur réside dans l’illusion ! Parce que vous vivez dans votre âme comme une chandelle qui vit dans sa propre combustion ! Vous vivez dans notre âme américaine !
Car c'est cela l'amour, une protection contre le mal. Si le mal arrive, l'amour était insuffisant.
Car nous oublions vite ce que nous faisons, dans l'instant de désespoir humain où nous le faisons.
Dans la même œuvre
Je suis fascinée par les origines des gens célèbres, par les origines d'une façon générale. J'écris toujours sur l'être humain. Norma Jeane me rappelle certaines de mes camarades de lycée qui n'allaient pas à l'université et se mariaient très jeunes. Dont la vie d'une certaine façon était finie à vingt ans. J'ai grandi dans un monde semblable au sien, un monde modeste marqué par la grande dépression de 1929.
Norma Jeane travaillait énormément, de façon obsessionnelle. Quand j'ai commencé mes recherches, j'ai revu, par ordre chronologique, tous les films dans lesquels elle a joué: Quand la ville dort, Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion, Bus Stop, Les Misfits... C'était une véritable artiste qui de film en film améliorait son jeu, sa présence. C'est, pour moi, un aspect fondamental du livre, montrer comment cette femme a vraiment travaillé pour être actrice alors que jamais personne n'a reconnu son intelligence, sa sensibilité, sa capacité d'imagination. J'ai voulu montrer ce versant de sa personnalité, l'indéniable talent qu'elle avait en dépit de sa timidité et de son manque d'assurance. Le monde l'a mal comprise ou pas comprise du tout. Elle n'était qu'un sex-symbol.
Je suis très impressionnée par tout ce que Marilyn a fait. Elle a eu du succès et ce n'était pas facile à vivre. Elle était belle, élégante, et ce n'était pas facile non plus. Elle était obsédée par l'idée d'être parfaite et recommençait les scènes dix fois, vingt fois sur le tournage de ses films. Ce n'était pas la règle alors, la plupart des actrices se contentaient d'une prise.
Je ne suis pas une féministe au sens propagandiste du terme. Pour autant, si le féminisme s'inscrit dans une perspective démocratique, progressiste, j'en suis, bien sûr. Il est logique qu'à travail égal la rémunération soit égale entre les hommes et les femmes. Il est logique aussi que les femmes aient le droit d'étudier. Et que les Noirs américains aient les mêmes droits que les Blancs, les Caucasiens...
La littérature fait partie de l'expérience humaine. L'art est une forme de communication entre les êtres, une communication qui passe ou non par la langue selon que l'on est peintre, sculpteur ou écrivain.