La guerre ne dispense pas de se comporter décemment. Elle l'exige même, encore plus qu'en temps de paix.
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Un vers que j'avais lu ou entendu quelque part me revint en mémoire : « Si les enfants sont nombreux en Afghanistan, l'enfance, elle, y est quasi inexistante. »
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Rien de bon n'était gratuit. Même l'amour. Il fallait payer pour tout, et quand on était pauvre, la souffrance était votre seule monnaie d'échange.
Quand on a vécu aussi longtemps que moi, on constate que la cruauté et la bienveillance ne sont que des nuances d'une même couleur.
Vous savez, il y des choses que je peux vous enseigner. D'autres que vous apprendrez dans les livres. Et il y en a, ma foi, qu'on ne peut que voir et ressentir.
Toute ma vie, j'ai vécu comme un poisson d'aquarium, à l'abri dans une bulle de verre, derrière une barrière aussi impénétrable que transparente. Je pouvais observer à ma guise le monde chatoyant de l'autre côté, je pouvais m'imaginer dedans si je le voulais
Dans la même œuvre
Je veux m'arracher à cet endroit, à cette réalité, m'élever haut dans le ciel, comme un nuage et flotter à la dérive en me fondant dans cette nuit d'été humide jusqu'à me dissoudre quelque part, loin, par-delà les montagnes.
C'est une erreur d'affirmer que l'ont peut enterrer le passé : il s'accroche tant et si bien qu'il remonte à la surface.
Les mauvaises herbes du désert perdurent, mais la fleur du printemps s'épanouit puis se fane.
Je le sais maintenant, c'est une erreur d'affirmer que l'on peut enterrer le passé : il s'accroche tant et si bien qu'il remonte toujours à la surface.
Je pisse à la barbe de ces singes imbus de leur dévotion. Ils ne font qu'égrener leur chapelet et réciter un livre écrit dans une langue qu'ils ne comprennent même pas. Que dieu nous aide si l'Afghanistan tombe un jour entre leurs mains.