Peut-être est-ce juste un châtiment, pour ceux qui se sont montrés cruels, de ne prendre conscience de leurs torts que lorsqu'il est impossible de revenir en arrière.
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Toute ma vie, j'ai vécu comme un poisson d'aquarium, à l'abri dans une bulle de verre, derrière une barrière aussi impénétrable que transparente. Je pouvais observer à ma guise le monde chatoyant de l'autre côté, je pouvais m'imaginer dedans si je le voulais
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C'est ça la vieillesse. Des moments cruels qui vous tombent dessus sans crier gare.
Perdre ce que l'on a connu est plus dur que d'en avoir toujours été privé.
Tout ce que je dis, c'est qu'il est grossier de placarder ses bonnes actions sur un tableau d'affichage. Il gagnerait à agir discrètement, dignement. Signer des chèques en public, ça ne correspond pas tout à fait à la définition de la gentillesse.
C'était toujours pareil avec les cerfs-volants. Vos pensées dérivaient en même temps qu'eux.
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Les regrets ne peuvent pas nous faire revenir en arrière. Ce que nous avons perdu est irrécupérable.
La beauté est un don du ciel énorme, immérité, accordé de manière aléatoire et stupide.
Rien de bon n'était gratuit. Même l'amour. Il fallait payer pour tout, et quand on était pauvre, la souffrance était votre seule monnaie d'échange.
Il disait que si la culture était une maison, alors, la langue était la clé de la porte principale et de toutes les pièces à l'intérieur. Sans elle, on devenait quelqu'un d'instable, sans foyer et sans identité légitime
Quand on a vécu aussi longtemps que moi, on constate que la cruauté et la bienveillance ne sont que des nuances d'une même couleur.