Un être qui perçoit tout et qui voit tout et qui observe tout, et cela sans interruption, n'est pas aimé, il est plutôt craint.

À lire aussi de Thomas Bernhard

Le malheur, même s'il ne dure qu'un instant, c'est le malheur tout entier. Engendrer une solitude parce qu'on ne veut plus être seul, c'est criminel.
La plupart de nos professeurs sont des créatures minables, qui semblent s'être donné pour tâche de barricader la vie de leurs élèves et de la transformer, finalement et définitivement, en une épouvantable déprime.
Nous connaissons en fait presque uniquement des gens défigurés par la nature et donc par leur malheur qui se sont résignés, et de très rares seulement dont nous pouvons dire que leur malheur les a conduits au triomphe, au triomphe de l'esprit...
Peu de choses dans ma vie m'ont effectivement passionné davantage que l'aspect pénal de notre monde. Si nous considérons cet aspect pénal de notre monde, c'est-à-dire de notre société, nous avons, comme on dit, de quoi nous étonner chaque jour.
Les gens falsifient tout, ils falsifient jusqu'à l'enfance qu'ils ont eue. Ils disent, j'ai eu une belle enfance, et ils n'ont tout de même eu que l'enfer.
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Dans la même œuvre

Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
Il est possible que l'on soit sauvé par le simple fait de comprendre clairement un moment décisif et de faire une analyse de tout ce qu'implique ce moment.
L'étranger, débarquant dans une région qui lui est totalement inconnue et au milieu d'êtres totalement nouveaux pour lui, les perçoit toujours comme beaucoup plus froids et plus horribles qu'ils ne sont en réalité.
Les pensées absurdes sont souvent justement les pensées les plus claires, et les plus absurdes les plus importantes de toutes.
La philosophie est musique, la musique est philosophie.