Cent ans après ma mort, je me reposerai, fortune faite.
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Un conseil : Laisse les princes s'arranger avec les princes, les fantômes avec les fantômes, et les soldats avec les soldats.
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À lire aussi de Jean Cocteau
Avouez, avouez, c'est encore le seul système de défense qui tienne debout.
Tout brûle et se consume. La vie résulte d'une combustion. L'homme a inventé de brûler en laissant derrière lui de belles cendres. Il y en a qui restent chaudes. C'est par elles que le passé se montre sous sa forme de présence.
La poésie est une solitude... et nous sommes des moines qui échangent des silences.
Nous prenons un intérêt si démesuré à ce qui ne devrait nous servir que de passe-temps qu'il est dur, le dernier jour, de boucler nos valises.
Dans la même œuvre
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
Il fait beau croire aux prodiges lorsque les prodiges nous arrangent et lorsque les prodiges nous dérangent, il fait beau ne plus y croire.
Apprenez que tout ce qui se classe empeste la mort. Il faut se déclasser, Tirésias, sortir du rang. C'est le signe des chefs-d'oeuvre et des héros.
Les gens exigent qu'on leur explique la poésie. Ils ignorent que la poésie est un monde fermé où l'on reçoit très peu et où il arrive même qu'on ne reçoive personne.
Les dieux ont voulu, pour le fonctionnement de leur machine infernale, que toutes les malchances surgissent sous le déguisement de la chance.