Tu connais ce genre de peur qui ne t'éloigne pas de ton désir, au contraire, ça t'excite, ça te donne des ailes, même si ça peut te brûler.
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Tu ne souffre même pas. … Même blessé, tu es épargné par la souffrance. … Et c'est à moi d'en pâtir ! c'est à moi d'en pleurer !
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L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
Du corps par le corps avec le corps depuis le corps et jusqu'au corps.
Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.
Je n'ai jamais compris pourquoi chez vous, les hommes, la fierté était tant liée au sang.
Dans la même œuvre
Loin, quelque part dans la ville, l'explosion d'une bombe. Violente, elle détruit peu-être quelques maisons, quelques rêves.
Un sourire. Un sourire jaune et court qui remplace millet et un mots pour exprimer ses regrets.
Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ?
Vous les hommes quand vous avez des armes vous oubliez vos femmes
Je n'ai jamais compris pourquoi chez vous, les hommes, la fierté était tant liée au sang.