Quand c'est dur d'être femme, ça devient dur aussi d'être homme !
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L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
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Au-dehors, quelque part, pas très loin, quelqu'un tire une balle. Un autre, plus proche, riposte. Le premier tire une deuxième balle. L'autre ne répond plus.
Mon pays a sombré dans la terreur de la guerre, dans l'obscurantisme, et, là-bas, j'ai perdu les clefs de mes songes, de ma liberté, de mon identité... Aussi l'ai-je quitté en espérant retrouver mes clefs là où il y a de la lumière, de la liberté, de la dignité... tout en sachant que je ne les retrouverai jamais. Toute création en exil est la recherche permanente de ces clefs perdues.
Tu sais bien, mon ami, dans ce pays, si tu te demandes pourquoi, il faut commencer par faire parler les morts dans leurs tombes.
L'invisible est l'expression poétique de ce qui est absent, et certainement pas inexistant. Absent parce qu'il est ailleurs, là où je ne suis pas, ou je n'y suis plus. Ou bien, il est à l'endroit où je ne sais explorer au tréfonds de moi-même.
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L'invisible est l'expression poétique de ce qui est absent, et certainement pas inexistant. Absent parce qu'il est ailleurs, là où je ne suis pas, ou je n'y suis plus. Ou bien, il est à l'endroit où je ne sais explorer au tréfonds de moi-même.
En callimorphie, je ne sais achever un corps. Je l'inachève. Peu importe si ce verbe n'existe pas. Il faut l'inventer. C'est beau, et si réel.
Oui, c'est le désir qui crée l'absence, nullement l'inverse !
En callimorphie, les lettres révèlent le corps et le corps, comme le désir, dénude les lettres. ... La callimorphie, c'est la danse du corps sur la musique des lettres.
La callimorphie, c'est la danse du corps sur la musique des lettres.