En callimorphie, les lettres révèlent le corps et le corps, comme le désir, dénude les lettres. ... La callimorphie, c'est la danse du corps sur la musique des lettres.

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Et moi, Je devais prouver mon existence contre tout, en marge de tout. Ni monarchiste, ni communiste, ni féministe, ni mystique… Sans ordre aucun ! Je n'étais rien d'autre qu'un anarchiste. Mais sans le savoir. C'est aujourd'hui que je m'en rends compte. Jeune, j'étais déjà ailleurs. Sans patrie, sans terre. En exil, dans l'écriture
L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
Quand c'est dur d'être femme, ça devient dur aussi d'être homme !
Tu connais ce genre de peur qui ne t'éloigne pas de ton désir, au contraire, ça t'excite, ça te donne des ailes, même si ça peut te brûler.
Je n'ai jamais compris pourquoi chez vous, les hommes, la fierté était tant liée au sang.
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L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
L'invisible est l'expression poétique de ce qui est absent, et certainement pas inexistant. Absent parce qu'il est ailleurs, là où je ne suis pas, ou je n'y suis plus. Ou bien, il est à l'endroit où je ne sais explorer au tréfonds de moi-même.
En callimorphie, je ne sais achever un corps. Je l'inachève. Peu importe si ce verbe n'existe pas. Il faut l'inventer. C'est beau, et si réel.
Oui, c'est le désir qui crée l'absence, nullement l'inverse !
La callimorphie, c'est la danse du corps sur la musique des lettres.