Dans ma tête, je suis éloquent, je grimpe des échafaudages complexes de mots afin d'atteindre le plafond des cathédrales les plus hautes et y peindre mes pensées. Mais quand j'ouvre la bouche, tout s'écroule.
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Toutes les vacheries que les gens se font... Si ça se trouve, tout ça n'est qu'un moyen d'étouffer ta propre voix. D'éliminer une bonne fois pour toutes tes souvenirs sans avoir besoin de te tuer.
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Je suis mort, mais ce n'est pas si mal. J'ai appris à vivre avec.
Elle me fascine, même quand elle ne dit ni ne fait rien.
Je lui vole ce qu'il possède pour remplacer ce qui me manque.
Pour moi, l'avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m'intéresser, et encore. La mort m'a rendu plutôt zen, en fait.
Dans la même œuvre
Pour moi, l'avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m'intéresser, et encore. La mort m'a rendu plutôt zen, en fait.
Elle me fascine, même quand elle ne dit ni ne fait rien.
Quand tu arrives à la fin du monde, peu importe la route que tu as prise.
On devrait toujours prendre des photos, même si on n'a pas d'appareil, au moins avec son esprit. Les souvenirs qu'on se fait soi-même, volontairement, sont toujours plus vifs que ceux qu'on enregistre par accident.
C'est là que tout a commencé. C'est là qu'ils nous ont envoyés quand les côtes ont disparu. Quand les bombes sont tombées. Quand nos amis sont morts et se sont relevés pour devenir des étrangers, inconnus, cruels.