Toute dépression est une rupture brutale, une confrontation avec soi dans la solitude. Si ça ne prévient pas, comment faire pour l'éviter?

À lire aussi de Tahar Ben Jelloun

Le temps est ce que nous sommes. Il est sur notre visage, dans nos silences, dans notre attente. Méritons le temps de la patience et des jours où rien n'arrive.
Ceux qui ont peur de la maladie des autres devraient la braver et se familiariser avec ce qui nous attend.
L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.
Il fallait être indifférent tout en réagissant quand c'était nécessaire. L'indifférence n'était pas l'absence mais la répudiation de tout sentiment.
Oui, soyez heureux en préparant mes funérailles, certes mon corps sera donné à la terre et aux vers, mais mon âme sera chez Dieu, et je ne peux espérer un meilleur sort...
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Dans la même œuvre

Un vieux a le droit de se répéter: c'est un acquis et un privilège de l'âge.
On ne se méfie jamais assez des nuits claires et douces. L'âme se laisse séduire, abdique et se retrouve brisée.
Rêver, c'est peut-être la chose la plus nécessaire qui soit. Plus nécessaire encore que de voir.
Si un jour on me disait: Tu es obligé de choisir entre rêver et voir, je choisirais sans doute rêver. Je pense qu'avec l'imagination et le rêve on supporte mieux la cécité.
C'est formidable les gens qui ont des certitudes, qui ne doutent jamais. Ce sont des gens en béton. Mais il faut se méfier du béton. La moindre fêlure dans le mur peut entrainer la chute de toute la maison.