Œuvre
La Nuit sacrée (1987)
Il y a des gens qui hurlent quand ils menacent. La colère trouble leurs sentiments. Il y en a d'autres qui parlent sans hausser le ton et ce qu'ils disent vous atteint plus.
Je suis tombée comme une mauvaise pluie, celle que l'on n'attend pas, celle qu'on craint parce qu'elle pourrit les semences.
Le temps est ce que nous sommes. Il est sur notre visage, dans nos silences, dans notre attente. Méritons le temps de la patience et des jours où rien n'arrive.
Doit-on traîner avec soi jusqu'à la mort ceux qui vous ont condamné à vivre?
C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.
Mes yeux sont secs, me dit-il, mais je pleure abondamment à l'intérieur.
On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d'une émotion, la douceur d'un geste, le son d'une voix tendre.