Le caporal demanda à Suzanne s'il fallait commencer le travail chez eux, leurs semis, dans l'ensemble, étant prêts pour le dépiquage.
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Toute communauté, qu'elle soit familiale ou autre, nous est haïssable, dégradante. Nous sommes ensemble dans une honte de principe d'avoir à vivre la vie. C'est là que nous sommes au plus profond de notre histoire commune, celle d'être tous les trois des enfants de cette personne de bonne foi, notre mère, que la société a assassinée. Nous sommes du côté de cette société qui a réduit ma mère au désespoir. A cause de ce qu'on a fait à notre mère si aimable, si confiante, nous haïssons la vie, nous nous haïssons.
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En principe, prétendaient-ils, l'assèchement de la plaine ne pouvait faire l'objet que d'un plan gouvernemental, mais aucun règlement, à leur connaissance, n'interdisait à un concessionnaire de faire des barrages sur sa propre concession.
Nous ne nous aimons pas et ... Je ne savais pas que ça pouvait être aussi effrayant de ne pas s'aimer.
Mais aimer une jeune fille c'est n'aimer personne puisque ça ne reste pas, puisque ça change en devenant femme.
La littérature, c'est une fatalité comme une autre, on n'en sort pas.
Dans la même œuvre
Je n'ai jamais écrit, croyant le faire, je n'ai jamais aimé, croyant aimer, je n'ai jamais rien fait qu'attendre devant la porte fermée.
Je porte ces robes comme des sacs avec des ceintures qui les déforment, alors elles deviennent éternelles.
Cet amour insensé que je lui porte reste pour moi un insondable mystère. Je ne sais pas pourquoi je l'aimais à ce point là de vouloir mourir de sa mort. J'étais séparée de lui depuis dix ans quand c'est arrivé et je ne pensais que rarement à lui. Je l'aimais, semblait-il, pour toujours et rien de nouveau ne pouvait arriver à cet amour. J'avais oublié la mort.
L'histoire de ma vie n'existe pas. Ca n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne. Il y a de vastes endroits où l'on fait croire qu'il y avait quelqu'un, ce n'est pas vrai il n'y avait personne.
Je me suis dit qu'on écrivait toujours sur le corps mort du monde et, de même, sur le corps mort de l'amour.