Tout petits, les enfants crient. Leurs voix n'est pas celle d'un humain. Elle est puissante, eux si menus, comme la corne de brume d'un paquebot. Ils appellent, on le sait ! Pas leur mère, elle est tout près, pourquoi crieraient-ils si fort ? Non, ils appellent au loin, ceux qu'ils ont aperçus dans l'entre-monde. Ils pleurent d'en être séparés.

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La femme est une panthère, forte d'être sauvage. Capturée, elle devient folle ou se laisse mourir.
Notre amour de la mort, c'est la présence de Dieu. Tel est l'enseignement du Prophète. Et il répéta : – Tu dois aimer la mort ! Nino restait perplexe. La mort est une éventualité pour n'importe quel combattant. On tâche de l'éviter, on s'en protège. On peut certes désirer la mort de son ennemi ; on peut même tout mettre en œuvre pour le tuer… Mais que signifie « aimer la mort
Combien d'enfants ne parviennent pas à se familiariser avec le savoir parce qu'il leur arrive comme venin.
Comme dit Louis Jouvet dans le film Les amoureux sont seuls au monde : « La première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise. »
Mais l'enfant n'est qu'une manifestation de l'être. L'être était sans doute apparu avant, alors que mes parents ne s'étaient pas encore connus, ou même avant leur naissance, qui sait ?
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Il faut prendre garde aux étrangers ; parmi eux se cachent des êtres d'exception
Lorsqu'un visiteur fait irruption dans notre monde, la lumière change de couleur, on ne sait plus d'où souffle le vent, les arbres – surtout les arbres, changent d'inclinaison et un son, presque imperceptible, une sorte de tintement, accompagne le pas des promeneurs
Les migrants, vois-tu, venus d'un monde oublié, fondateur d'un monde à venir, vivent dans le temps du mythe. Le récit de leur vie a la puissance des légendes antiques
La solitude d'un enfant – la vraie ! – lorsqu'il ne crie ni n'écoute, oui, c'est un appel de Dieu