Tous les hommes qu'il voyait s'affairer autour de lui paraissaient laids, grossiers, brutaux et cruels, et il se demandait s'il arriverait à reprendre l'habitude de vivre avec ses semblables.

À lire aussi de Michel Tournier

Quand nous approchons de l'heure de notre mort, notre vie familière peut paraître inchangée, l'au-delà hurle à nos oreilles un chant profond qui tourne en dérision toutes nos petites préoccupations.
L'oeil qui crée la lumière invente aussi l'obscurité, mais celui qui n'a pas d'yeux ignore l'une et l'autre, et ne souffre pas de l'absence de la première.
Il entretenait son monde entre deux disques qu'il annonçait et «désannonçait» - selon le jargon de la radio - sur le ton de la confidence.
Le navire, fuyant sous le vent, avait dû être chassé sur les atterrages de l'île Mas a Tierra.
Rien de tel pour percer l'âme d'un homme que de l'imaginer revêtu d'un pouvoir absolu grâce auquel il peut imposer sa volonté sans obstacle.
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Dans la même œuvre

Voyez-vous, dit-il, l'avantage des tempêtes, c'est qu'elles vous libèrent de tout souci. Contre les éléments déchaînés, il n'y a rien à faire. Alors on ne fait rien. On s'en remet au destin.
La pauvreté prive un homme de toute vertu : il est difficile à un sac vide de se tenir debout.
Parce que dans un groupe d'hommes, celui qui ne ressemble pas aux autres est toujours détesté.
Contre les éléments déchaînés, il n'y a rien à faire. Alors on ne fait rien. On s'en remet au destin.
Quand on entreprend un voyage comme celui que vous faites, lui dit-il après avoir tiré une bouffée de sa pipe, on part quand on le veut, mais on arrive quand Dieu le veut.