Toujours, dans la vie, même dans les longues périodes d'euphorie où l'on danse plus qu'on ne marche, on trouve de ces petits temps de flottement, d'ennui léger, qui équilibrent la balance et font la joie à venir plus grande.

À lire aussi de Pierre Ducrozet

Le temps n'est plus oppressant, il accompagne les gestes. Il enlève bien, parfois, les amis chers et les amours, mais il le fait avec douceur, comme on ôte une chaussure. On ne peut, dès lors, lui en vouloir. Il est devenu un compagnon de route, taiseux, rassurant.
Personne n’a eu l’idée d’Internet. Nous avons été des centaines à pressentir la chose dans un intervalle de cinq ou dix ans, et cette conjonction a pu donner naissance au réseau.
Le pire legs que nous laissent nos parents, c’est celui-là : on a bien profité de la vie, à vous de la sauver maintenant.
Personne n'aime les adieux, la petite aiguille qui taquine le diaphragme, on ne se reverra pas.
Le gouvernement et les entreprises françaises découvrent par ailleurs avec bonheur que la transition écologique réclamée partout est surtout une merveilleuse manière de faire du blé. Les opportunités sont infinies : voitures électriques, biomasse, carburants neutres, industries vertes, tourisme vert, tous les secteurs doivent se racheter une éthique, des pratiques, et c'est une fabuleuse occasion de créer des emplois, de relancer l'économie et un système à bout de souffle.
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Rêver ce n'est pas être libre, c'est une pause pour supporter.
De quoi sont faits nos jours ? De la même eau que vos rêves, d’espoir à peine déçus.
Le temps n'est plus oppressant, il accompagne les gestes. Il enlève bien, parfois, les amis chers et les amours, mais il le fait avec douceur, comme on ôte une chaussure. On ne peut, dès lors, lui en vouloir. Il est devenu un compagnon de route, taiseux, rassurant.
La vie ressemble dorénavant à une vaste course-poursuite, ça n'arrête plus, comme dans ces cauchemars fiévreux où l'on ne fait que galoper. Avant, je courais derrière, à présent je cours devant.