Quand on enterre un être, combien d'amours secrètes enterre-t-on avec ?
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Tenez, imaginez une association qui s'occupe des pauvres. Eh bien, le paradoxe c'est que si le nombre de pauvres baisse, la raison d'être de l'association diminue. En d'autres termes, mieux elle travaille et plus elle se saborde. Pareil pour une fondation qui milite contre la guerre. La paix, pour elle signifierait sa mort
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Une citation me revient, une citation d'Eluard, « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Qui m'a collé cette phrase qui trotte dans ma tête comme le refrain d'une chanson passant en boucle à la radio ? Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous... Et si c'était la solution ? Attendre le prochain message du passé.
Elle joue sa rose embocalée, comme celle du Petit Prince. Droite, fière et vexée. Toutes épines dehors. Ma mère est une fleur terriblement orgueilleuse.
C'est cela vieillir : voir mourir les autres.
Les douleurs ne s'additionnent pas, elles se superposent, c'est une grande chance.
Dans la même œuvre
Je n'ai qu'à fermer les yeux, la stupéfiante beauté du jardin y est gravée. A jamais. Croyez moi.
De la tour du moulin, au quatrième étage, derrière la fenêtre, on peut beaucoup mieux y observer tout ce qui se passe aux alentours. Et beaucoup plus discrètement.
Quand tu regardes un Nymphéas de Monet, tu as l'impression, comment dire, de t'enfoncer, d'entrer dans un puits ou comme dans du sable, tu vois ? C'est ce que voulait Monet, de l'eau qui dort, l'impression de voir défiler toute une vie...
Tout le monde se fout d'un vieux ou d'une vieille qui meurt. A tout prendre, pour être pleuré, mieux vaut crever jeune, en pleine gloire
C'est cela vieillir : voir mourir les autres.