On jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas...
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Son regard fixé sur les lèvres comme si elle étaient les dernières lignes d'une lettre d'adieu.
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La mer est sans routes, la mer est sans explications.
Parfois, les jours de vent, Hervé Joncour descendait jusqu'au lac et passait des heures à regarder, parce qu'il lui semblait voir, dessiné sur l'eau, le spectacle léger, et inexplicable, qu'avait été sa vie.
Aucune oeuvre d'art n'est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l'écoutent.
Reste ainsi, je veux te regarder, je t'ai tellement regardé, mais tu n'étais pas pour moi, et à présent tu es pour moi, ne t'approche pas je t'en prie, reste comme tu es, nous avons une nuit pour nous seuls, et je veux te regarder...
Dans la même œuvre
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
Il est où, exactement, ce Japon? Par là, toujours tout droit. Jusqu'à la fin du monde.
Il avait en lui la quiétude inentamable des hommes qui se sentent à leur place.
Elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d'un sourire.
Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille.