La mer est sans routes, la mer est sans explications.
Auteur
Alessandro Baricco
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Les gens sont comme ça, méchants avec ceux qui perdent.
Ne rien faire est une chose. Ne rien pouvoir faire en est une autre.
L'obscurité suspend tout. Il n'y a rien qui puisse, dans l'obscurité devenir vrai.
Le destin n'est pas une chaîne mais un envol.
Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.
Ecrire à quelqu'un est la seule manière de l'attendre sans se faire de mal.
C'est une belle manière de se perdre, que se perdre dans les bras l'un de l'autre.
On donne toujours un nom à ce qui fait peur, raison pour laquelle d'ailleurs, par prudence, les hommes en ont deux.
Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard: le bon sens posthume.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
Des choses arrivent qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond.
Quelquefois, hasarder des réponses est seulement une manière d'éclaircir pour soi-même des questions.
Aucune oeuvre d'art n'est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l'écoutent.
Pour apprendre à boxer il suffit d'une nuit. Il faut une vie entière pour apprendre à combattre.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
La toile d'araignée qu'était son âme pouvait à nouveau servir de piège pour ces étranges mouches que sont les idées.
Penser c'est interpréter ... parcourir l'énigme, la déployer, en multiplier de manière spéculaire la nature labyrinthique: s'y perdre, peut-être, mais certainement pas y trouver une issue.
Et il savait lire, pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux: les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leurs histoires... écrites sur eux, du début à la fin.
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
La mer fait divaguer les vagues, les pensées et les voiliers: même la tête elle aussi divague et les routes qui hier étaient là aujourd'hui n'y sont pas.
Il est où, exactement, ce Japon? Par là, toujours tout droit. Jusqu'à la fin du monde.
Il avait en lui la quiétude inentamable des hommes qui se sentent à leur place.
Elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d'un sourire.
On n'est jamais assez loin pour ne pas se trouver.
Œuvres de Alessandro Baricco
Cette histoire-là (2007)Châteaux de la colère (1995)CityCity (2000)Constellations: Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno (1999)L'âme de Hegel et les vaches du WisconsinLes Châteaux de la colèreNovecento : Pianiste (1997)Novecento : Pianiste (1997)Novecento: Pianiste (1997)NovencentoOcéan MerOcéan Mer (1998)Sans sang (2003)Soie (1997)