La guerre aux pauvres, j'en suis sûre, c'est l'ultime étape de cette aventure magnifique de l'Homme moderne qui a produit autant de destruction que de richesse, et qui, après avoir créé la misère et l'avoir rejetée, s’apprête maintenant à lui faire la guerre.
❧
Si la force procédait du corps, le pouvoir, lui, était oeuvre de l'esprit.
◆
À lire aussi de Jean-Christophe Rufin
Désormais, il voyait en Globalia un ennemi, une construction humaine retournée contre les hommes, un édifice fondé sur la liberté mais qui écrasait toute liberté, un monstre politique à détruire.
Les politiques prennent des engagements et, derrière, les services traînent les pieds. Ils n’aiment pas trop exposer leurs agents. Même si nous faisons partie du même monde, pour eux, nous sommes des étrangers. Ils ne veulent pas griller une couverture pour nous faire plaisir.
Dans un lit, on apprend à ne plus craindre. Il y avait des faiblesses en lui qu’elle n’oubliait pas.
Le choléra est un monstre qu’on tue en se lavant les mains.
Dans la même œuvre
A Florence, j'appris à faire la différence entre l'art des artisans, qui était d'un grand raffinement, et l'art des artistes, dans lequel se reflétait autre chose : le génie, l'exception, la nouveauté.
L'argent est du songe pur. Le contempler, c'est faire défiler devant soi l'interminable procession des choses de ce monde.
Quiconque n'a pas vécu l'épreuve de la disgrâce, du dénuement et de l'accusation ne peut prétendre connaître véritablement la vie.
Sans jamais avoir cherché à diviser pour régner, j'ai toujours pensé que l'union des contraires était le secret de toute entreprise réussie.
Il est des fidélités qui conduisent à la trahison.