Si j'ai tellement bougé, c'était d'abord parce que je ne pouvais pas – je ne savais pas – rester. Je n'avais pas d'endroit où rester.

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On ne tombe pas amoureux des femmes parce qu'elles sont belles. On tombe amoureux des femmes parce qu'elles sont quelqu'un.
Comme beaucoup d'enfants, j'avais classé dès le départ et par principe mon père dans la catégorie des choses certaines
On n'aurait pas deux vies. Même si on pouvait en vivre brièvement une deuxième dans nos textes, on n'aurait pas deux vies, on en aurait une seule.
Je pensais à la solidité de la poésie et à la vie qui doit continuer même si on a oublié pourquoi.
Le rapport amoureux est d'abord l'expérience confondante de l'intimité partagée avec l'altérité.
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Dans la même œuvre

Parce que les écrivains, ils étaient-fous-. Je l'ai su tout de suite. Dans les cafés, je les écoutais parler, et on aurait dit qu'ils mettaient un point d'honneur à t'expliquer à quel point ils étaient ineptes. Ils disaient tous la même chose, en boucle: -C'est une question de survie. Je ne sais faire que ça, écrire. Je ne suis bon qu'à ça. Je les trouvais à mourir de rire. Suicidaires et cinglés et contents de l'être.
Je suis un enfant parce que c'est le seul mot que je trouve pour dire combien c'est bon d'aimer les choses les plus infimes, d'en tirer du plaisir sans honte, mais aussi d'être soucieuse, comme les enfants seulement le sont, soucieuse, orageuse, légère.
On ne tombe pas amoureux des femmes parce qu'elles sont belles. On tombe amoureux des femmes parce qu'elles sont quelqu'un.
Sauf que c'est une loi d'airain du champ artistique : l'attaque et le scandale sont les formes de consécration les plus solides.
L'amour, elle avait dit, est quelque chose qui se produit hors de notre portée, et tout ce qu'on peut en espérer au fond c'est la réciprocité