Sans l'art, un être humain peut crever de douleur. Pourquoi les matières artistiques alors ne sont-elles pas au coeur de tout lieu d'enseignement?

À lire aussi de Jeanne Benameur

J'ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours. On se refait.
Pourtant c'est dans sa propre vie que chacun chemine. L'histoire d'un seul ouvre l'histoire des autres.
Est-ce qu'aimer, ce n'est pas vouloir rejoindre, sans relâche?
Elle veut se réduire. Concentrée, il faut respirer le moins possible. C'est une tentative d'amenuisement. Une de plus. Quand on ne peut pas réduire le monde, on se réduit soi-même. Mais on ne disparaît pas si facilement.
A quoi sert de voir le vide ? On est si bien à flotter tant qu'il nous porte. Entre ciel et terre, sur le rien.
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La lecture est un aliment de choix, pas du maïs à gaver les oies. Et si l'appétit vient en mangeant, il vient aussi à regarder les autres se délecter. Ceux qui lisent parleront de leur lecture à leurs camarades. Leur plaisir se communiquera.
Ce n'est pas un fossé qu'il y a entre ceux qui croient donner et ceux qui ne peuvent recevoir, c'est une fosse.
On va à l'école pour apprendre, apprendre, apprendre; apprendre quoi? à grandir? Est-ce que l'élève n'est pas celui qui doit s'élever?