Avec entêtement je poursuivais mon forage vers le noyau de feu que je croyais sentir, comme un volcan, sous le rocher de son silence.
❧
Séparés tout ce temps par une distance infranchissable, ils ressentaient désormais avec une violence décuplée cette proximité retrouvée qui se passait de mots.
◆
À lire aussi de Stefan Zweig
Quelqu'un qui n'éprouve plus rien ne vit que par les nerfs, à travers l'agitation passionnée des autres, comme au théâtre ou dans la musique.
On ne sent vraiment bien le poète que dans le moment de passion de ses héros.
Plus un individu vit avec son temps, plus il meurt avec lui. Plus un individu garde en lui de sa véritable essence, plus il reste de lui à la postérité.
Les bonnes nouvelles ne vont jamais sans les mauvaises, et dans la mesure où j'avance dans mon travail, tout le reste est accessoire.
Dans la même œuvre
En vieillissant, on cherche sa propre jeunesse et on éprouve des joies stupides à partir de petits souvenirs.
L'amour ne devient vraiment lui-même qu'à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l'intérieur du corps, et qu'il ose se nommer, s'avouer du souffle et des lèvres.
Et s'ils s'embrassaient, ce n'était que du regard.