Œuvre
Un artiste du monde flottant (1986)
La démocratie est une très belle chose, mais elle signifie pas que les citoyens ont le droit de tout casser chaque fois qu'ils ne sont pas d'accord.
Quand on est jeune, beaucoup de choses semblent ennuyeuses et sans vie. Mais en vieillissant, on s'aperçoit que ce sont les choses mêmes qui importent le plus.
Il est si rare de nos jours de rencontrer quelqu'un qui ne soit pas contaminé par l'amertume et le cynisme de l'époque.
N’est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l’on a échoué, c’est uniquement là où les autres n’ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
Je n’ai jamais connu aucun peintre capable de faire un autoportrait absolument véridique ; quelle que soit l’exactitude avec laquelle on reproduit les détails que vous renvoie le miroir, la personnalité représentée approche rarement de la vérité que d’autres, en revanche, verraient.
On a toujours énormément de voisins à qui on dit tout juste bonjour. C'est bien dommage quand on y pense.
C'étaient des Européens, indéniablement, qu'il tenait sa grande passion : les demi-teintes ; son désir le plus cher était d'évoquer autour de ces femmes une certaine atmosphère de mélancolie nocturne. Durant toutes ces années où je fus son élève, il ne cessait d'expérimenter de nouvelles façons d'utiliser les couleurs pour rendre l'ambiance particulière que répand la lumière particulière d'une lanterne ; ainsi, ses tableaux de cette période sont tous marqués par la présence, réelle ou implicite, d'une lanterne.
Rendons grâces au Ciel, qu'il y ait encore des gens sur qui le cynisme actuel n'a aucune prise.
Les plus belles choses, disait-il toujours, vivent une nuit et s'évanouissent avec le matin.