Œuvre

Quelques adieux (1992)

L'amour est comme un cancer, un chancre, une masse sournoise qui se nourrit d'elle-même, grossit, grandit, et finit par nous dévorer. On meurt et on se demande si finalement, on n'aurait pas mieux fait d'haïr seulement ou de rester indifférent.
La vie, de toute façon, la vie, cette fragile construction, n'en ferait qu'à sa tête et le laisserait tomber un jour, lâchement. Il le savait et il n'en éprouvait aucun regret, non, aucun regret, mais un profond désespoir.