Œuvre

Poésies nouvelles (1836-1852), La Nuit d'octobre

Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
Je n'aimais qu'elle au monde, et vivre un jour sans elle - Me semblait un destin plus affreux que la mort.
Il est doux de pleurer, il est doux de sourire - Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Honte à toi qui la première - M'as appris la trahison. - Et d'horreur et de colère - M'as fait perdre la raison! - Honte à toi, femme à l'oeil sombre, - Dont les funestes amours - ont enseveli dans l'ombre - Mon printemps et mes beaux jours!